Playoffs 2014 : les Oscars des finales de conf’

En attendant le remake de la finale entre le Heat et OKC, il est temps de décerner quelques trophées.

Oscar du meilleur acteur : Serge Ibaka dans « American bluff »

Les Spurs avaient bien flairé l’entourloupe ! Pourtant le staff du Thunder a longtemps juré et craché que la saison de l’ailier fort était terminée et qu’il ne pourrait pas jouer la série à cause de sa blessure au mollet. Menteurs ! Dès le match 3, il gambadait sur le parquet. La recette de son retour miracle ? Dieu bien sûr, mais aussi… de la glace et de l’amour. D-Rose, tu notes ?

Oscar du meilleur scénario original : Spurs@Thunder (Game 6) dans « La prolongation inespérée »

La série Spurs-Thunder, durant cinq matches, c’était que des victoires à domicile et surtout, blow-out sur blow-out (20 points d’écart moyen), notamment dans le Texas ! Et là, dans le match 6, allez savoir pourquoi, les Spurs ont décidé de s’accrocher. Et ce, alors même que Tony Parker se blesse et rate toute la seconde partie de match. En prolongation, Tim Duncan va achever les espoirs d’OKC qui a été infichu de servir Kevin Durant.

Oscar du pire scénario original : Pacers@Heat (Game 6) dans « Orgie à Miami »

Tout le monde attendait de voir la réaction de LeBron James après sa non-performance dans le match 5, où Paul Georges avait littéralement pris feu. Duel d’anthologie en perspective. Et finalement pas du tout, car la revanche de LBJ a bien lieu. Une réaction si puissante que les Pacers lâchent prise dès les premières minutes. 60 à 34 à la pause. L’écart grimpe jusqu’à 37 points. Avec un Heat en mode rouleau-compresseur, le King n’a même pas besoin de jouer l’ultime quart-temps. On a connu plus palpitant pour terminer une série !

Le match 6 entre Heat et Pacers a tourné au blow-out.

Oscar du meilleur réalisateur : Scott Brooks dans « On change tout »

Après les deux branlées subies à San Antonio, le coach d’OKC se doit de faire quelque chose. Un duo Durant-Westbrook maladroit, et trois autres titulaires offensivement inexistants. Alors pour le match 3, il remplace Thabo Sefolocha par Reggie Jackson. Culotté. Un changement de cinq aussi « tard » dans les playoffs est extrêmement rare. Couplé au retour d’Ibaka, le cinq du Thunder change de dimension. Ça change tout, et ça paye. De quoi revenir à égalité (2-2). Pas suffisant au final car leur jeu est resté bien trop stéréotypé. Meilleure équipe de la ligue dans le jeu de transition, le Thunder est limité à ses individualités sur jeu posé. La prolongation du match 6, avec un Westbrook en mode arrosage, l’a montré.

Oscar du meilleur duo : LeBron James et Lance Stephenson dans « UN couple presque parfait »

Qu’est-ce qu’ils ont été mignons ces deux-là ! Un peu de trash-talking sur et en dehors du terrain, Stephenson qui souffle à l’oreille de LeBron, un match 6 où les deux ont passé leur temps à se caresser sensuellement le visage… Chamailleries puériles. Sauf que lorsqu’il a s’agit de jouer au basket, c’est Stephenson qui, pour le coup, s’est pris une soufflette.

Oscar du meilleur second rôle : Boris Diaw dans « Tu envoies du steak gros »

Babac is back ! Avec ses 10 points, 4 rebonds et 3 passes de moyenne durant ces playoffs, le Français a tout simplement doublé son rendement par rapport aux dernières phases finales avec les Spurs. Avec une pointe à 26 points au match 6 face au Thunder ! Discret, sobre mais efficace, à l’instar d’un Nicolas Batum plus tôt dans les playoffs avec les Blazers.

Oscar d’honneur : Ray Allen dans « Papy fait de la résistance »

Âgé de 38 ans, il est tout simplement le second joueur le plus vieux de la ligue. Pourtant, Allen assume son statut de meilleur shooteur de l’histoire à la perfection. Son coup de chaud dans le match 3 en a été la parfaite illustration. Cette menace extérieure qu’il inspire est toujours redoutée par les défenses adversaires. De quoi élargir un maximum et permettre à LeBron et D-Wade de pénétrer plus facilement.

Tim Duncan aurait également mérité cet oscar, mais il est encore trop jeune ! 

Erreur de casting catégorie coach : Frank Vogel dans « Laisse la porte ouverte »

Dans le match 3 face à Miami, le coach des Pacers a commis une erreur rédhibitoire. Dans un match intense et plutôt dominé par Indiana, le Heat décide de jouer small ball dans l’ultime période. Ce à quoi Vogel ne répond pas, préférant ne pas sacrifier la présence défensive de Roy Hibbert. Si bien que l’un des match-up oppose David West… à Ray Allen. L’ailier fort n’est bien évidemment pas suffisamment mobile pour suivre le shooteur en sortie d’écran ou sur jeu de transition. La sanction est fatale : 4/4 à trois points  pour « Jésus ». Vogel réagit enfin en sortant Hibbert, mais le mal est fait. La série s’est-elle jouée sur cette séquence ?

Globalement, le coaching de Spoelstra était meilleur que le sien. Exemple : ressortir du frigo Rashard Lewis, joueur clé de la fin de série, match-up à nouveau difficile à joueur pour West.

Erreur de casting catégorie joueur : Evan Turner dans « TALENT LATENT »

Si Roy Hibbert avait continué sur la lancée de ses deux premiers tours, il aurait tout naturellement hérité du trophée. Mais le cas Evan Turner mérite d’être évoqué. Arrivé en cours de saison en échange de Granger, il était très attendu en sortie de banc. Sauf que dans le rôle d’homme-à-tout-faire-bon-créateur-qui-a-beaucoup-besoin-du-ballon-en-main, il y a déjà Lance Stephenson, avec qui manifestement il ne passera pas ses vacances. Résultat, dans l’entière série face au Heat, il n’a joué que… 3 minutes et 34 secondes. Le positif dans tout ça ? C’est qu’il a conscience de ce qui lui arrive.

Oscar de la meilleure réplique : Jeff Van Gundy

Au milieu de l’insipide match 6 entre le Heat et les Pacers, l’ex-entraîneur lâchait dans un éclair de lucidité : « Il devrait il y avoir une règle qui dirait que, lorsqu’il y a 30 points d’écart, les stats ne sont plus prises en compte, car elles se signifient rien. Et je suis sérieux. »

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