Playoffs 2014 : retour sur un premier tour historique

Prolongations, série en sept matches… Ce premier tour exceptionnel de suspense a tenu toutes ses promesses.

Historique. Le mot n’est pas trop fort pour décrire le premier tour auquel nous venons d’assister. Historique car samedi dernier par exemple, la NBA proposait, pour la première fois depuis sa création, trois matches sept dans la même soirée. Et le lendemain, deux games 7 supplémentaires ! Dans ces playoffs, plus ouverts que jamais, tout le monde titille tout le monde. Y compris, et surtout, les qualifiés à la huitième place, pas loin de faire la misère aux numéros un de chaque conférence. Un (bref) retour sur chaque série s’impose.


San Antonio Spurs (1) va Dallas Mavericks (8)

Les Spurs ont eu très chaud aux fesses. Surtout lorsqu’il ont vu le buzzer beater de Vince Carter donnant l’avantage à Dallas au match 3 leur est tombé sur la tête. Mais San Antonio a su faire preuve de maîtrise en gagnant les matches 5 et 6, malgré les assauts répétées des arrières de petite taille et adroits de Dallas (Monta Ellis, Jose Calderon et Devin Harris). Directement concerné par ces matchups, Tony Parker a connu un début de série moyen, avant de se ressaisir et finir en apothéose (32 points dans le match final). C’était sans doute la dernière bataille livrée par les deux monstres du basket, Tim Duncan et Dirk Nowitzki.

Score final : 4-3


Oklahoma Thunder (2) vs Memphis Grizzlies (7)

La série la plus démentielle de ce premier tour ! Quatre prolongations dans quatre matches consécutifs ! Sept rencontres au total marquées par des pourcentages de réussites suspects. Symbole d’une guerre de tranchées intense imposée par Memphis. A l’instar, évidemment, de Tony Allen qui a pourri la vie du MVP sur de longues séquences. Lors du match 4 notamment, quand la série a bien failli basculer en faveur de Memphis, avant que Reggie Jackson sorte le grand jeu (32 points). Les Grizzlies ont clairement raté le coche lors du match 6. Une raclée à domicile confirmée quelques jours plus tard, en l’absence de Zach Randolph. Capable du meilleur (presque un triple double de moyenne sur la série !) comme du pire, Russell Westbrook est bien le facteur X du Thunder. Avec un bon coup de frein à main et une meilleure sélection de shoots, comme lors de l’ultime match, il fait d’OKC un candidat au titre, tout simplement.

Score final : 4-3


Los Angeles Clippers (3) vs Golden State Warriors (6)

Les Clippers sont forts, très forts. Ou alors très chanceux, c’est selon. Forts pour avoir mis de côté les événements extrasportifs survenus au milieu, ou « chanceux » d’avoir pu trouver dans les propos horribles de leur propriétaire, une motivation supplémentaire. Dos au mur dès le premier match, ils ont collé 40 points aux Warriors au game 2 ! Bis repetita les deux matches suivants, mais dans le sens inverse. Mais globalement, les Clippers ont maîtrisé cette série. Ce qu’il a manqué aux Californiens ? Un Stephen Curry beaucoup plus agressif, à l’image de son match 4, et un secteur intérieur plus présent. Draymond Green a été héroïque dans le small ball pratiqué par Marc Jackson. Mais le Doc n’a pas joué le jeu, en préférant maintenir DeAndre Jordan, l’homme clé de cette série (allez donc comparer ses stats avec celles des playoffs 2013…), sur le terrain. Une stratégie payante.

Score final : 4-3


Houston Rockets (4) vs Portland Blazers (5)

Un buzzer-beater pour terminer une série, c’est plutôt rare. On dit merci qui ? Merci Damien Lillard ! Extraordinaire de justesse, d’adresse, de « régularitesse » (ce mot n’existe manifestement pas, mais la rime, elle, existe)… le sophomore a pris le relais d’un LaMarcus Aldridge STRATOSPHÉRIQUE sur les premiers matches. Chaque s’est joué à moins de huit points mais il a manqué à Houston ce petit quelque chose en plus pour faire la différence. Avec par exemple, un James Harden plus adroit (38% seulement…) dans les moments chauds. Et un apport plus conséquent de Terrence Jones, pourtant brillant en saison régulière et qui s’est littéralement écroulé face à LMA, au profit d’Omer Asik qui a finalement pu jouer aux côtés d’Howard. Clin d’œil mérité à Nicolas Batum qui a réalisé une magnifique série, tout en sobriété et en clutchitude.

Score final : 2-4


Indiana Pacers (1) vs Atlanta Hawks (8)

Quel enfer pour les Pacers ! Mais un enfer tellement prévisible. Menés tout au long de la série, ils ont réussi à arracher le match 7 pour réaliser leur match le moins mauvais de la série, à l’image de Roy Hibbert (catastrophique tout le long). Leur plus mauvais était le cinquième quand tout le monde attendait enfin les vrais Pacers. Résultat ? Une raclée monumentale sauvée par une vaine et poussive tentative de retour sur la fin. Evan Turner, recrue phare censée faire oublier Granger, n’a même pas joué les deux derniers matches. Mais les Pacers ont été sauvés par la vista (et les dribbles à gogo) de Paul George et Lance Stephenson, surtout la justesse et l’expérience de David West et Luis Scola. De son côté, Atlanta a assumé son jeu à fond. Au point de se tirer une balle dans le pied en usant et abusant du tir de loin (près de 33 par match !). Jeff Teague, accompagné par l’héroïque Paul Millsap, est LA révélation de ces playoffs.

Score final: 4-3


Miami Heat (2) vs Charlotte Bobcats (7)

Indiana aurait tellement aimé connaître un sort similaire au Heat ! Car mine de rien, le Heat a vraisemblablement signé l’unique sweep de ces playoffs. Avec la bonne manière en plus. Car si les deux premières rencontres ont été plutôt poussive, les Floridiens sont montés en puissance dans les matches 3 et 4. A l’image de leur guide suprême LeBron James, sans doute motivé à l’idée de briller sous les yeux du propriétaire des Bobcats. Un bémol dans la belle machine tout de même : l’apport douteux de Ray Allen, et surtout la plus faible moyenne de rebonds captés en équipe sur ce premier tour (on ne dit pas merci Chris Bosh…). Côté Cats, la marche était beaucoup trop haute, surtout avec la blessure d’Al Jefferson. A noter que Josh McRoberts, est l’un des types les plus funs de la ligue à voir jouer ; Chris Douglas-Roberts, l’un des plus laids.

Score final: 4-0


Toronto Raptors (3) vs Brooklyn Nets (6)

Upset le plus attendu de tous, il a eu lieu. Mais que les Nets se sont compliqués la tâche ! Le tournant a sans doute été le match 4, pourtant maîtrisé de bout en bout par les New-Yorkais, avant de se faire endormir par les Canadiens, embarqués dans un match de traînards. Globalement et étonnamment, Brooklyn a eu de la peine à jouer avec constance durant 48 minutes, et surtout, à finir ses matches (à l’image du match final). La faute à des Raptors pleins de fougue, à l’image du culotté Greivis Vasquez. Insuffisant tout de même face à des Nets, plus talentueux et plus expérimenté à chaque poste (hormis le poste pivot). L’homme de cette série, qui a multiplié les coups de show individuels, s’appelle Joe Johnson.

Score final : 2-4


Chicago Bulls (4) vs Washington Wizards (5)

Comment gagner une série avec une rotation à sept joueurs, en ne gagnant aucun match à domicile malgré l’avantage du terrain, tout en scorant le moins de points en moyenne des playoffs ? Il semblerait que Tom Thibodeau cherche encore la réponse. Pris à la gorge dès les deux premiers matches, les Bulls ont été incapables de revenir dans la série. Parce que la raquette d’en face a fait mieux que jeu égal. Et surtout, car leur traction arrière BealWall, sans doute la plus prometteuse pour l’avenir, a surpassé en vitesse la paire DunleavyHinrich. Washington était beaucoup trop athlétique pour Chicago.

Score final : 4-1

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