Depuis quand les Lakers ont besoin d’un meneur ?

Nash blessé, le GM s’active pour un énième transfert, dans l’urgence. Une bizarrerie au regard du passé angelino.

Cette année, les Lakers sont agaçants. Arrogants même, avec leurs transferts à gogo. Kobe et les aficionados de LA, sont comme des gosses qu’on gâte trop à Noël. D’abord Nash, puis Howard, plus une flopée de role players annoncés de qualité (Jamison en tête) et surtout une attaque magique, révolutionnaire dont on n’a jamais flairé le fonctionnement. Les joueurs non plus d’ailleurs.

Et puis cela ne marche pas. Mike Brown est renvoyé tel un vulgaire Antoine Kambouaré, sauf que lui ne gagnait pas (1-4). Voilà qu’on rêve de Phil Jackson. Et bien non ! Il suffit le luxe ! Ce sera un Mike d’Antoni, au rabais.

Malgré ces multiples retouches, le GM trouve trouve le moyen de la ramener. Steve Blake et Chris Duhon sont transférables. Traduction : « Notre poste de meneur craint. » En témoigne la prestation du jeune Darius Morris, titulaire face aux Spurs (14 novembre) : 1 point (0/5), 2 rebonds, 1 passe pour un misérable -4 d’éval’.

De quoi s’alarmer pour autant ? Non. Kobe Bryant a remporté cinq titres. Qui avait-il à ses côtés pour mener ? Derek Fisher. Formidable leader et clutch player, il n’en demeure pas moins un meneur… médiocre (désolé Fish’). Rien de plus.

Ces 10 dernières années, outre Fisher, Chucky Atkins, Smush Parker, Gary Payton (ses 8 points à 37% en playoffs 2004 prouvent qu’il n’est qu’une demi-exception), se sont relayés à la mène. Le poste de meneur de jeu aux Lakers est historiquement faible depuis le départ de Magic.

Pourquoi ? Parce que Kobe Bryant tout simplement. Il a besoin du ballon en main pour créer tant pour lui que pour les autres (4,7 passes/match en moyenne en carrière). Il est allé chercher ses titres avec un intérieur dominant (Shaq puis Gasol), pas avec un meneur.

Le transfert de Nash a sans doute été le plus étrange de l’été. Un duo Nash-Kobe est effrayant sur le papier mais douteux car pas du tout complémentaire. Le Canadien est un formidable meneur passeur/shooteur mais il a besoin du ballon, plus que Kobe ne pourra le tolérer. Son mauvais début de saison est peu révélateur. Il est sans doute dû à cette fichue Princeton offense. L’avenir dira si la cohabitation est possible (Elle sera sans doute moins « pire » que ne l’aurait été celle avec Chris Paul). D’autant que l’arrivée de d’Antoni change considérablement la donne.

En attendant, l’urgence n’est pas à trouver un énième meneur de jeu (Freedom for Duhon !). L’urgence est à… la patience. L’armée Lakers est très talentueuse mais renouvelée dans les grands largeurs. Cohésion et vécu collectif sont les maîtres mots pour LA. Miami aussi, a peiné pour le démarrage de son épopée Lebronienne mais a fini par y arriver.

Vouloir tout, tout de suite, n’est-il pas le propre de l’enfant gâté ?

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s