James Harden vient-il de faire une « Joe Johnson » ?

Trop gourmand le barbu ! Le transfert choc de l’ailier gaucher du Thunder vers Houston rappelle le départ de JJ des Suns.

« Je voudrais remercier OKC pour ces trois années folles. Mes coéquipiers et les fans sont les meilleurs. Cet amour sera toujours là-bas. Merci encore. » Avec cette première réaction sur Twitter, James Harden est contradictoire. Malgré cet amour, il a été transféré vers Houston. Le GM n’avait d’autre choix. Pour préserver la « famille » du Thunder et se protéger de la luxury tax, il a tranché. Il a bien fait.

Blâmer Harden est trop facile. Il est un jeune joueur qui mène sa carrière comme bon lui semble. Il quitte une franchise, un noyau solide et construit intelligemment, avec qui il a connu les Finals. Nul doute qu’il y aurait goûté à nouveau, dans un futur proche. Et le voilà qu’il gagne Houston, franchise moribonde en reconstruction après s’être auto-détruite intégralement cet été. Ce qui l’attend ? Sûrement pas les Finals. Peut-être pas même les playoffs. Par contre, un meilleur salaire et un nouveau statut à assumer.

Oui Mr Harden. Il va falloir assumer cette gourmandise salariale et surtout n’avoir aucun regret.

Le GM des Rockets est persuadé de tenir son franchise player. Mais comment ne pas avoir de doutes face à un joueur mal dans ses baskets face à Miami en juin dernier ? Et surtout un gaucher, talentueux au possible, qui a toujours joué dans l’ombre du meilleur scoreur au monde ?

Le doute est permis. Et il n’est pas s’en rappeler ce qu’il s’est passé pour Atlanta avec l’arrivée de Joe Johnson. L’arrière lieutenant sort de deux saisons pleines à côté de Steve Nash et du Stoud. Mais JJ veut son équipe et surtout son pognon. Il est tradé pour Boris Diaw. Il quitte la magnifique armada des Suns, finalement jamais titrée, pour une franchise au fond du trou.

Johnson devient six fois all-star. Il claque du chiffre, touche en moyenne 15 millions par an. Les Hawks progressent mais jamais n’attendront le niveau d’un finaliste de conférence potentiel. Résultat, le voilà chez les Nets, à jouer au lieutenant de Deron Williams. Comme un aveu de faiblesse.

L’avenir dira si c’est un destin similaire qui attend James Harden, et pour OKC qui, de prime abord, peut crier au gâchis mais pourrait sortir gagnant à terme (une fois encore).

Le mot de la fin pour Roger Mason Jr, fataliste mais lucide : « Le business sera toujours plus fort que le basket. »

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