Goran Dragic de retour aux Suns : génie ou bêtise des dirigeants ?

Nash aux Lakers, les Suns ont mis le paquet pour récupérer son ancien back-up. Pourquoi diable l’avoir transféré en 2011 ? 

« Linsanity », vous vous souvenez ? La saison passée, tandis que Jeremy Lin martyrisait la ligue pendant plusieurs semaines, un meneur de l’Ouest en faisait autant, dans une moindre mesure, un poil plus discret : Goran Dragic.

Sur le mois d’avril, Dragic compile près de 19 points et 8 passes par match. Profitant de la blessure de Kyle Lowry, révélation du début de saison des Rockets, Dragic prend les rênes de l’équipe avec brio. Houston enchaîne huit victoires en onze matches. Une belle série avant de s’écrouler dans le final (six défaites de rang) et terminer à deux petites victoires (34-32) des playoffs.

Son éclosion n’est pas passé inaperçue. Il termine sixième des votes pour la meilleure progression de l’année, juste derrière… Jeremy Lin.

Dès lors, sa côte augmente inévitablement, surtout dans un marché 2012 où les meneurs sont rois (Kidd, Nash, Williams…). Jusque là, il touchait deux millions par saison en moyenne. Les Suns décident de sortir la liasse de billets : 34 millions sur quatre ans, et voilà Dragic de retour aux sources ! La saison prochaine, il touchera plus que ce qu’il a amassé ses quatre premières saisons.

Incroyable ironie du sort pour Phoenix. Le 24 février 2011, les Suns décident de transférer leur meneur remplaçant pour Aaron Brooks et un premier tour de draft. L’ancien MIP est loin de casser la baraque dans l’Arizona. Durant le lock-out, il s’exile en Chine et ne foule pas de parquet NBA en 2012.

Un transfert choc vers Houston

De son côté, le Slovène se dit « choqué » par ce transfert surprise. Les dirigeants voyaient en lui l’avenir de la franchise à la mène. Dans l’ère de l’après Steve Nash, ce sera à lui de reprendre le flambeau. Sauf qu’après deux ans et demi, la situation n’évolue pas. Dragic est barré par le double MVP. Son temps de jeu moyen n’excède pas les 18 minutes par match ; son rendement stagne.

On l’échange aux Rockets sans qu’il n’ait eu véritablement l’opportunité de s’exprimer. Dans le Texas, rebelote. Il se contente de miettes, en sortie de banc. Jusqu’à ce qu’enfin, on lui laisse sa chance, par la force des choses. Titularisé 28 fois, il se révèle.

Fait amusant dans ses statistiques en carrière, à Houston ou Phoenix, son rendement rapporté à 36 minutes est sensiblement le même saison après saison : 15 points et 6 passes. Ce qui laisse à penser qu’il aurait connu un destin similaire à Phoenix, si une meilleure transition avait été faite avec Nash.

Alors coup de génie ou bêtise pure des dirigeants ? Envoyer un joueur en pariant sur son éclosion pour mieux le récupérer après ? Ou bien s’en débarrasser pour obtenir un joueur plus productif sur le moment ?

Des questions qui demeurent en suspens même si au final, Dragic sera bien le meneur post Nash.

Ce qui est vrai pour Goran Dragic, l’est tout autant pour Jeremy Lin. Les deux joueurs connaissent un destin similaire. Destin croisé même, car aujourd’hui Houston a une cible prioritaire pour remplacer Dragic à la mène. Qui s’appelle… Jeremy Lin.

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