Calendrier 2011-2012 : avantage Est ?

Avec une saison à seulement 66 matches, les grosses écuries de l’Est semblent favorisées pour le meilleur bilan de la ligue.

Miami, déjà au top de la ligue. Le marché des transferts n’est pas encore ouvert que John Schummann place le Heat au sommet, pour son power ranking de pré-saison.

À première vue, il est difficile, voire impossible de spéculer aujourd’hui sur les classements de chaque conférence et de déterminer les favoris pour les finales NBA. Pourtant, à elle seule, la formule du calendrier 2011-2012 donne des premières indications, qui viennent plutôt à confirmer l’idée de l’homme chou, de placer Miami, ou une autre équipe de l’Est n°1 de la ligue.

Cette année, ce ne sont donc pas 82 mais 66 matches qui sont au programme de chaque équipe. Moins de matches, mais surtout, nouvelle répartition : le 50-32 se mue en 48-18. Une équipe jouera 72% de ses matches contre des adversaires de sa conférence, contre 61% dans le format de ces dernières années. Une différence logique car on veut limiter les voyages. La course folle qui attend déjà les joueurs devrait largement leur suffire !

Cet écart devrait avoir un impact direct sur les classements de chaque conférence. Il devrait même ravir les grosses écuries de l’Est. En jouant autant de match sur leur côte, Miami, Chicago et/ou Boston ont l’occasion d’asseoir leur suprématie au sein d’une conférence médiocre. À l’Ouest, les cadors devraient à nouveau se livrer une bataille sans merci, de laquelle il sera difficile de sortir un leader.

Quelques chiffres peuvent attester de la médiocrité de l’une, et l’ « excellence » de l’autre conférence :

  • 265-185. Ce n’est pas le score d’une orgie non défensive de cet été, mais le bilan des duels inter-conférences de l’an dernier. L’Ouest l’emporte haut la main avec près de 60% de victoires sur l’Est.
  • 46-36. C’est le bilan de Memphis, 8ème qualifié pour les playoffs à l’Ouest en 2010-2011. Indiana s’est qualifié à l’Est avec 9 victoires de moins. Atlanta, 5ème, pointait à 44 victoires seulement.
  • Avec une victoire de plus, Golden State (36-46), 12ème à l’Ouest l’an dernier, se qualifiait pour les playoffs à l’Est.
  • 15, soit le nombre de victoires qui séparaient le leader San Antonio de Memphis, son adversaire au premier tour. Chicago affrontait Indiana avec 25 victoires de plus.

La liste n’est pas exhaustive, mais elle permet tout de même de confirmer que l’Ouest est beaucoup plus dense et équilibrée que l’Est. Cela fait plusieurs saisons maintenant que ce constat se vérifie. Quelques élites à l’Est tentent de contrecarrer une promotion de l’Ouest généralement plus forte. Résultat, l’équipe de l’Est arrache plus souvent le meilleur bilan de la ligue : c’est le cas 5 fois sur les 6 dernières années.

Un atout non négligeable quand on sait que meilleur bilan de la ligue rime avec avantage du terrain pour l’ensemble des playoffs, et que, en finale NBA, l’équipe au meilleur bilan en SR que son adversaire l’a emporté 20 fois sur 27 (depuis l’instauration du 2-3-2).

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