NBA : Where autodestruction happens

En rejetant une ultime proposition de la NBA, l’association des joueurs met officiellement en péril l’avenir de la ligue. On se dirige tout droit vers l’annulation pure et simple de l’entière saison.

Plutôt que de penser à la table des négociations entre joueurs et propriétaires de la NBA, qui nous a tenu en haleine durant plus de quatre mois, imaginons une seconde… une table de poker Las Vegas-siène. D’un côté, il y a les riches qui ont des millions de jetons (les joueurs) ; de l’autre, les encore plus riches qui en possèdent des milliards (les proprios). Au milieu des deux parties, il y a ce fameux croupier (David Stern, patron de la NBA), connu pour distribuer les cartes comme bon lui semble. Et puis, au milieu de la table, un gros paquet de dollars : 4 milliards au total. D’un côté comme de l’autre, on veut amasser au maximum, devenir un peu plus riche.

Avant d’engager la partie, la règle était simple : les riches devaient empocher 57% du butin, laissant aux ultra-riches les 43% de miettes restantes. Mais ces derniers ne l’entendaient pas de cette oreille. Grappillant point par point, les proprios voulaient jusqu’à renverser ce partage des revenus. C’étaient eux les plus riches ; c’était donc logique qu’ils remportent le plus. Au milieu du conflit, le croupier tentait tant bien que mal de gérer les deux camps en multipliant les propositions. Mauvaise donne après mauvaise donne, il parvint à une ultime tentative : que le gros tas de dollars soit partagé équitablement, à 50-50. 

Après plusieurs jours de réflexion, à flairer le bluff du camp adverse, les joueurs ont carrément décidé de quitter la table. Coup de poker retentissant ! Sans eux, la partie ne peut reprendre. Voilà les proprios tout penauds, miroitant le gros butin du milieu sans pouvoir y toucher.

Là, on quitte Las Vegas pour gagner New York car la réalité n’est pas tout-à-fait la fiction : elle est simplement pire. Premièrement, les 4 milliards en question n’existent pas, du moins pas encore. En effet, la somme astronomique représente l’ensemble des revenus générés par la NBA. Or, à l’heure actuelle, tout est gelé : salaires des joueurs, masses budgétaires, fréquentation des salles, droits TV… La NBA ne génère plus aucun profit ; elle n’existe économiquement plus. Et la situation pourrait s’éterniser de nombreuses semaines, sinon des mois. Les plus pessimistes d’entre nous parlent de plusieurs années avant de résoudre le conflit. Dans tous les cas, la saison 2011-2012 est clairement compromise.

D’autant qu’en plus d’avoir rejeté l’ultime proposition, le syndicat des joueurs a également annoncé sa dissolution. L’union des joueurs n’existe plus ; la NBA n’a plus d’interlocuteur pour négocier. Désormais, chaque joueur peut, individuellement, s’attaquer à la grande ligue pour abus de position dominante et ainsi réclamer le versement de salaires. En somme, des mois de procédures judiciaires attendent tous les protagonistes de cette gigantesque farce. 

La NBA est un spectacle total. Hier, cette ligue si fantasmée par les joueurs du monde entier, avait cette capacité de transcender le basket en un spectacle magique, enivrant. Aujourd’hui, l’Association offre un spectacle autrement plus triste et une image pathétique : celle d’une lutte des super-classes. Avec les comportements comptenbanquo-nombrilistes de chacun de ses protagonistes, la NBA en est arrivée à se détruire elle même. Proprios et joueurs ont fait tapis ; la NBA est au tapis.

Une réponse à “NBA : Where autodestruction happens

  1. GO LAKERS GO BASKET

    j adore la forme que t as choisi c original

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